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"Ma mondialisation": le débat est ouvert
David Gossart
« Aujourd'hui, on presse le citron »
Il y avait du soulagement à la suite de la diffusion de l'avant-première. Chez Gilles Perret, mais aussi les décolleteurs venus voir un film qu'ils appréhendaient comme de parti pris contre eux. « Mais ce n'est ni à droite, ni à gauche », concédait l'un d'entre eux dans le débat post-projection.
Gilles Perret se montrait lui un brin surpris des retours positifs. « Avant, certains m'avaient dit: "ça fait quinze ans qu'on est là, on ne t'a pas attendu pour savoir quoi penser de la vallée..." Mais ça stimule le débat. »
Globalement ressenti comme pessimiste, le film a essuyé le reproche de quelques-uns de trop se focaliser sur le "danger chinois". Et rappelé quelques clichés à l'ordre :
« Dans ce film, tout le monde regrette ses anciens patrons ! » remarquait une dame. « On n'était pas si mal que ça, alors... En France, on n'est jamais content, et on s'aperçoit aujourd'hui qu'on a , tout cassé ». Ce qui reflétait un peu la réaction de Richard Mota, de la CGT, présent dans le film, et à la projection. « Est-ce que l'on regrette notre ancien patron ? Avec des Kielwasser, le bénéfice était au moins réinvesti. Même si c'était difficile de discuter avec eux... Aujourd'hui, on presse le citron. Celui qui est là n'a pas de sous, pas de pouvoir de décision, il n'y a plus rien à négocier... »
Egalement présents, Armand et Franck Siffointe, qui apparaissent dans le film comme une respiration et un espoir : ils travaillent à 5, tous en famille, dans un petit entrepôt. « Quand il n'y a pas trop de boulot, on travaille moins. Mais quand il 'y en a, on est à fond dedans ! » Ça a l'air simple, comme ça... « II ne faut pas oublier qu’Yves Bontaz a commencé dans une écurie! Nous n'avons pas trop à nous plaindre, même si c'est plus difficile depuis trois ou quatre ans. On espère que l'avenir sera meilleur »
D. G.
Article paru dans :
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le 13/04/2006