L’Université de Paris dauphine récompense Jean-Michel Rodrigo

Le documentaire « La guerre des cotons » primé

Jeudi soir au cinéma Palace, Madeleine Bruthiaux, présidente de la Boite à films était heureuse d'accueillir le talentueux réalisateur Jean-Michel Rodrigo, le preneur de son vosgien Philippe Drouot, dont les grands-parents ont travaillé chez Boussac.

Un large public s'est déplacé alors qu'il s'agissait de la deuxième présentation à Epinal du film « La guerre des cotons ». Le public a appris de la bouche de Philippe Drouot que Jean-Michel Rodrigo venait de recevoir un premier prix de l’Université de Paris Dauphine récompensant le meilleur documentaire économique. « Ce qui me fait plaisir, c'est que ce jury est composé de jeunes étudiants qui semblent vouloir comprendre !e monde dans lequel ils vivent et qu’ils s'aperçoivent que tout n'est pas aussi simple qu'on veut souvent le faire croire. Je ne suis pas un pamphlétaire, je montre les choses telles qu’elles existent. Je suis optimiste car je crois que les politiques actuelles, souvent aberrantes, trouveront leurs limites. Nous changerons notre façon de vivre, nos modes de consommation. »

Ainsi s'exprimait le réalisateur qui dit toucher dans les grandes villes universitaires un public très jeune qui s’intéresse aux questions économiques.

Le film a été tourné dans quatre continents différents (Afrique, Amérique, Asie ...). On apprend que le coton américain est tellement subventionné qu’il met en péril la survivance de pays africains comme le Mali, le Bénin, et d’autres.

Ces pays se sont regroupés et ont attiré l’attention de l’OMC (organisation mondiale du commerce), certains ont même porté plainte. Cette prise de conscience comme le développement de la Chine va totalement changer la donne actuelle.

Une culture écologique
Les images très belles, offrent un constat saisissant entre les conditions de travail en Afrique, en Amérique et en Chine. Les différences de la mécanisation, des transports, des prix sont étonnantes. Il y a ceux qui produisent, ceux qui vendent, ceux qui achètent : leurs efforts et leurs intérêts ne sont pas les mêmes.

Le débat amena le public à se poser plusieurs questions : pourquoi l’OMC ne fait-elle rien ? Quelles ont été les difficultés rencontrées ? Quels moyens peut-on trouver pour aider l’Afrique, rendre ce commerce équitable, changer le mode d'établissement des prix, rendre mondiale la prise de conscience nécessaire ?...

En répondant à toutes ces questions, le réalisateur a mis l’accent sur la défense continue des Européens dans ce domaine et le fait que la culture du coton est écologique (pas d’irrigation, pas d’engrais) et ne se fait pas au détriment d’autres cultures. A méditer donc…

 

Article paru dans :


le 11/12/2005