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TRACES DE VIES
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DUREE DES DOCUMENTAIRES : 6 MINUTES |
| La Malédiction de l’or blanc Le ski est le langage courant que les hommes -ceux de la ville surtout ont trouvé pour dialoguer avec la montagne. Ce désir de glisse et de vertige a façonné des paysages, produit une véritable industrie. En cinquante ans, l’économie de l’or blanc a transformé le hameau surnommé Val Misère en la richissime station de Val d’Isère dont la réputation attire les milliardaires du monde entier. Adieu permafrost Un tournage forcément délicat. Il exigera de la résistance et une
bonne préparation matérielle. Nous monterons jusqu’à trois mille
deux cent mètres d’altitude et nous resterons perchés sur une longue arête rocheuse effilée.
C’est là, dans un décor grandiose mais qui rime
avec inconfort que nous suivrons le travail des
scientifiques chargés de surveiller les fièvres de
la terre. Ni ciel, ni terre La Bûrle, c’est ainsi qu’on nomme le blizzard Ardèchois.
Des tourbillons de neige, emportés par un vent
furieux qui bloque tout, ralentit la vie et fait rentrer
les plus téméraires dans leur chaumière.
Depuis des siècles on a appris à composer avec cette
maudite Bûrle et les vieux sont fiers de pouvoir dire
que le climat des plateaux est plus rudes que celui des
sommets des Alpes. Rencontre avec Jean Baptiste Grange C’est le meilleur skieur Français du moment. Mais au delà
de son image médiatique, Jean Baptiste Grange
est un jeune homme qui reste très impliqué dans
la vie de son « village ». Né skis aux pieds, comme
la majorité des gamins de Maurienne, il a appris à
marcher sur les pistes de Valloire.
Les givrés de l’Aiguille L’ambition de ce documentaire : Partager durant
quarante huit heures la vie des salariés les plus hauts
perchés d’Europe. Tout sera tourné en immersion
pour ne pas gêner leur travail et, comme les images
parlent d’elles même, aucun commentaire ne
viendra magnifier, amplifier ou détourner la réalité
de la situation vécue. De retour aux Cinéastes Pour aimer la montagne, pour se laisser emporter par sa majesté, pour oser la défier, il est des personnages incontournables. Des paroles sacrées. C’est le cas de Tiapa LANGEVIN, 81 ans, dont près de 60 à vivre du métier de guide. Tapia, c’est le doyen du clan de l’Oisans. Sa mémoire aussi. L’homme vit dans un décor de rêve, au pays des Ecrins, entre la Meije et l’Ailefroide exactement.
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Solidarski Coincé dans un fauteuil roulant depuis maintenant six ans, Mathias n’a jamais renoncé à la montagne. Il a beau être paraplégique à la suite de cet absurde accident de voiture, cela ne l’empêche pas de partir en randonnée, y compris hors piste. C’est juste un peu plus compliqué qu’autrefois. L’opéra Tetras-Lyres Chaque printemps, c’est le même concert insolite qui sort les alpages de Pralognan de leur torpeur hivernale. Tout autour de ce village du Parc National de la Vanoise, parade le Tetras Lyre, et à cette saison les mâles sont en rut. D’où ces drôles de cris poussés et qui finissent par former harmonie. Le spectacle est d’autant plus recherché que l’oiseau se fait extrêmement rare dans les Alpes.
Au Grand Paradis du ski La montagne en été, c’est littéralement le paradis, surtout dans ces endroits où les saisons se mélangent au gré de l’altitude, de l’ombre et de la lumière du soleil, de la qualité de la roche. On gèle dans le dos, le visage brûle, on a de la neige gelée sous les pieds et au loin, en fond de vallée, c’est la canicule. Super Repentance : 20 ans de cascades au Val de Cogne Francois DAMILANO est une figure de la cascade de glace. En 89, il ouvre, avec son ami Godefroy Perroux, aujourd‘hui disparu lors d’une ascension, une ligne majeure : Super Repentance, 220m de glace fine et verticale. Le genre d’itinéraire plus tellement à la mode : car la mode aujourd’hui, c’est le mixte extrême, le dry tooling… nom barbare pour désigner des itinéraires où l’on mêle glace et rocher. Autour de la « Repentance », François revient sur 20 ans de pratique de la cascade, et nous dresse le panorama de cette activité spectaculaire en constante évolution.
Chantier « A pas de loup » Dans le Parc Naturel des Hauts Plateaux du Vercors, au pied du Mont Aiguille, certains ont choisi de ne pas bronzer idiots : pelles, pioches et râteaux en mains, ils passent leur semaine de vacances à jouer les forçats. Leur mission est la restauration de pelouses d’alpages, afin de faciliter la réimplantation du Tetras Lyre, espèce en voie de disparition dans les Alpes françaises. La traversée de l’Arc Alpin Michel DIMITRIEFF (38 ans) est un fou d’alpinisme.
Son grand projet pour mai 2009 est la traversée de l’Arc Alpin de
Slovénie à Menton. Rien de très spécial a une différence près qui ne se
remarque pas quand il est sur le terrain, là-haut : Michel est handicapé
moteur. L’AIGOUAL L’Aigoual constitue le dernier observatoire météorologique de montagne habité en activité en France. |