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GUYANE (4 x 6')

DIFFUSION : FRANCE 3 " COTE JARDINS " - DANIEL DANNEYROLLES

Pour en savoir plus :
Coté jardins

 

REALISATION : JEAN-MICHEL RODRIGO
IMAGE : JEAN-CLAUDE BONVALLET
SON : LUC PERIMONY
PRODUCTION : EVELYNE JULY - JEAN MICHEL RODRIGO


COPRODUCTION : MECANOS PRODUCTIONS, FRANCE 3 - 1999 / 2000
AVEC LE SOUTIEN DU CNC

Le riz d'Amazonie

Comment assécher des marais jugés malsains, sans pour autant bétonner. En plantant du riz, par exemple… Oui mais comment produire un grain compétitif avec ses voisins Brésiliens ou Colombiens ? En remplaçant la main-d'œuvre, trop chère en Guyane française, par de la technologie d'avant-garde. Au cœur de cette nouvelle agriculture, l'avion pour semer et des tracteurs géants pour niveler les sols.

Les jardins de l'exil

Javouhey est un lieu étrange, un petit bourg de Guyane à deux pas de la fusée Ariane. Un confetti d'Asie perdu en Amazonie bizarrement Française. Javouhey est une sorte de monde du bout du monde, peuplé de rescapés des champs de la mort, des Hmongs plus exactement qui n'ont jamais oublié d'où ils venaient, mais qui ont dû réapprendre à vivre à mille lieux de chez eux. Et il leur aura fallu à peine vingt ans pour s'imposer comme les maraîchers du département tout entier.

Le miel du bambou

Les Indiens Caraïbes l'appelaient ainsi. Il était fort en goût, mais doux au fond de la gorge. Les femmes le mêlaient aux herbes les plus amères, l'ajoutaient aux sauces des repas de fête. Plus tard, à l'époque des colonies, le miel devint sucre et son exploitation fut synonyme d'esclavage et de brutalité. Aujourd'hui, en Guyane, on ne cultive guère plus que les surfaces nécessaires pour fabriquer le rhum consommé localement.

Les Brûlis des Saramakas

Ils sont plusieurs milliers à avoir franchi la frontière entre le Surinam et la Guyane pour échapper à la guerre. Ils : ce sont les Saramakas, des noirs marrons descendants d'esclaves. Installés sur la rive française du fleuve Maroni, ils sont en situations parfois irrégulières, toujours précaires. La forêt représente leur seul refuge, leur seul espoir de travailler, leur garde-manger… Alors les Saramakas défrichent et brûlent en quantité. Le CIRAD, un centre de recherche spécialisée en agriculture tropicale a décidé d'intervenir pour protéger la forêt des feux dévastateurs et les sols des pluies torrentielles.