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ROOSEVELT, LA CRISE ET MOI
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UN PROJET DOCUMENTAIRE D'HELENE DESPLANQUES PRODUCTION : MECANOS PRODUCTIONS |
“La liberté dans une démocratie n'est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu'elle devienne
plus forte que l'état démocratique lui-même. Ce qui fondamentalement est le fascisme." Une parole qui nous réveille, qui défie le temps pour venir secouer la morosité et la peur ambiante. Une voix forte, habitée, qui interpelle les puissants et murmure à l’oreille des petits. C’est en substance l’effet qu’ont produit sur moi les discours de Franklin Delano Roosevelt découverts récemment.
Ce n’est en rien une coïncidence que cette voix m’interpelle aujourd’hui. En cette fin du mois de septembre 2011, chaque nouveau jour commence par le compte-rendu catastrophique du dévissage de certaines valeurs sur les marchés. BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Mutuel ont perdues jusqu’à 60% de leur valeur. |
Les journalistes radios et les économistes, tous recueillis avec des mines sombres autour du grand blessé, s’entendent sur les analyses pessimistes de la situation financière (de la Grèce, de l’Europe, des Etats-Unis…) mais divergent toujours sur les remèdes. Et nous? Certains s’indignent, d’autres ont peur et tentent de s’informer, d’autres enfin se bouchent les oreilles et regardent ailleurs; personne ne voit une issue à cette crise.
Je dégoupille immédiatement la grenade planquée dans ce parallèle entre Roosevelt et les gouvernants d’aujourd’hui. Non, il ne suffit pas de reprendre les “recettes” du New Deal, de les assaisonner au goût d’aujourd’hui, pour sortir de la crise. 2008 n’est pas 1929. Mais oui, 2008 est la plus forte crise financière de l’après-guerre et il faudra un peu plus que de vieilles cartes rabattues éternellement pour en sortir… Un nouveau “New Deal?” |