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SYLVIE
EN TERRE MALAGASY

DIFFUSION : FRANCE 3, LA CINQUIEME

Pour en savoir plus :
Volontaires de progrès

Un extrait du film sur

 

AUTEUR-REALISATEUR : JEAN MICHEL RODRIGO
IMAGE : JEAN-CLAUDE BONVALLET
SON : JEAN-PIERRE FAVRE
MIXAGE : DIDIER RAY
PRODUCTION : EVELYNE JULY, jEAN MICHEL RODRIGO

CO-PRODUCTION : MECANOS-PRODUCTIONS, FRANCE 3
AVEC LA COLLABORATION DU CFSI
AVEC LE SOUTIEN DU CNC, DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE (DG8)

DUREE : 26 MINUTES
ANNEE DE PRODUCTION : 1998

GENRE : SOCIETE

 

Sylvie, 37 ans, fille de paysan ardéchois et thésarde en économie, l'allure sérieuse et la dégaine baroudeuse, s'est installée au sud de Madagascar, une région réputée pour la beauté étrange de ses paysages et pour les désastres écologiques qui menacent perpétuellement ses habitants. Là, elle représente la FAO et a pris la tête d'une croisade contre la malnutrition qui mobilise une multitude d'énergies locales mais aussi étrangères.

Sylvie refuse le terme d'intellectuel pour qualifier son travail, déteste la notion d'expert, si souvent employés dans les institutions, préfère de loin se présenter comme une passionnée. Une entêtée aussi qui refuse d'abdiquer devant la fatalité.

Sylvie passe donc le plus clair de son temps sur les pistes et les rivières, accumule les kilomètres comme les conversations. Elle adore son boulot, même s'il lui arrive parfois de vouloir tout laisser tomber. Elle rêve de s'installer pour toujours dans cette île paradis, mais regrette régulièrement de ne pas être resté dans le verger familial de son Ardèche adorée. Lorsque l'on souligne les paradoxes de ses raisonnements et de ses sentiments, Sylvie sourit gentiment. D'une pirouette de langage, elle parle de Madagascar comme d'une "terre de contrastes" qui, au fil des ans, a profondément modifié son caractère.

Pour vider le stress qui souvent l'envahit de la tête aux pieds, Sylvie court à l'aube et se baigne de nuit dans la seule crique de Fort-Dauphin protégée des requins. Elle confesse volontiers avoir l'impression de nager en plein bonheur... dans une région pourtant en proie à la détresse. Ce n'est qu'un paradoxe de plus, qu'elle assume pleinement. Et lorsqu'on lui rappelle qu'il faudra partir un jour pour aller travailler ailleurs, elle craque devant la caméra.